Le congrèS
17 -18 octobre 2026
Conférence Nationale des psychomotriciens :
PREVENTION, DEPISTAGE ET INTERVENTIONS PRECOCES PAR LES
PSYCHOMOTRICIENS
FIAP - Paris 14e - 30 rue Cabanis
En France comme à l’international, la prévention des troubles neurodéveloppementaux (TND), des troubles mentaux et des maladies neurodégénératives constitue un enjeu majeur de santé publique. Les plans nationaux (Alzheimer, Autisme, TND, Santé mentale ou encore Maladies neurodégénératives) et les recommandations de bonnes pratiques de la HAS insistent sur le repérage précoce, les interventions pluridisciplinaires coordonnées et les approches non pharmacologiques. C’est dans ce contexte que, depuis plusieurs années, les psychomotriciens voient leur rôle se renforcer au fil des années :
· Contribution au repérage de signes d’alertes à tout âge,
· Participation à la prévention des altérations développementales lorsqu’il existe des facteurs de risque,
· Interventions précoces auprès de l’enfant et de sa famille, interventions dans le cadre du traumatisme, et prévention de la perte d’autonomie chez les séniors,
· Implication dans des dispositifs de suivi et d’intervention dès les premiers signes d’alerte.
Concernant les TND, les travaux récents sur les interventions précoces montrent que les premières années de vie représentent des périodes de grande plasticité cérébrale, où les expériences motrices, sociales et émotionnelles peuvent avoir des effets durables sur les trajectoires développementales.
Dans ce cadre, le psychomotricien joue un rôle de prévention :
· Primaire : actions d’éducation au développement psychomoteur auprès des donneurs de soins (portage, jeux sensorimoteurs, aménagement de l’environnement), interventions en crèche ou dans les structures de prévention précoce.
· Secondaire : dépistage des variations atypiques du tonus, de la posture, des coordinations et de la communication non verbale, en lien avec les médecins de première ligne et les équipes de neurodéveloppement.
· Tertiaire : prise en charge psychomotrice régulière pour limiter l’impact fonctionnel notamment sur la scolarité et la vie familiale des enfants TND déjà diagnostiqués.
Concernant la santé mentale, les interventions des psychomotriciens visent à réduire significativement la dissociation et les conduites d’évitement, diminuer les risques psychosociaux et à améliorer la qualité de vie et à accompagner les dysrégulations émotionnelles. Plus largement, les psychomotriciens peuvent contribuer à des dispositifs de prévention en santé mentale par le bais :
· D’ateliers régulation émotionnelle et d’abaissement de l’anxiété par le biais de méthodes psychomotrices ;
· De groupes d’éducation thérapeutique ;
· De programme de psychoéducation ;
· De programmes de réhabilitation psychosociale intégrant des techniques perceptivo-motrices et des mises en situation pratique.
En gériatrie, les psychomotriciens sont impliqués dans des ateliers de prévention des chutes, dans la prise en charge du syndrome de désadaptation psychomotrice et dans l’accompagnement des personnes et de leur entourage, vivant avec une maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. Ils travaillent sur :
· L’équilibre statique et dynamique ;
· Les transferts et stratégies d’évitement des obstacles ;
· Le schéma corporel, l’orientation spatiale et la double tâche cognitivo-motrice ;
· La peur de tomber, l’estime de soi et les représentations corporelles associées.
En ce sens, la Conférence Nationale des Psychomotriciens 2026 s’inscrit dans une dynamique visant à consolider les savoirs, savoir-faire et savoir-être dans ces domaines, à promouvoir des pratiques fondées sur des données probantes et à anticiper les besoins de santé de la population.
Les thèmes majeurs des conférences nationales :
· Les 1000 premiers jours et la prévention auprès de la petite enfance ;
· Le repérage précoce et l’intervention psychomotrice pour les des TND ;
· Interventions des psychomotriciens auprès de personnes exposées à des risques psychosociaux ou des évènements à potentiel traumatiques et/ou ayant vécus un ou plusieurs évènements traumatiques ;
· Repérage et interventions précoces pour les des maladies neuro-dégénératives, et autres problématiques liées au vieillissement ;
· Interventions et soutien auprès des aidants professionnels et non professionnels dans une démarche de prévention des troubles d’adaptation liés au stress.
Ce moment d’échange scientifique marque une étape pour notre profession : affirmer son rôle dans la chaîne de la prévention et de l’intervention précoce, en lien avec les politiques publiques, les recommandations professionnelles et les recherches actuelles.
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